• Twitter
  • Twitter
  • Facebook
  • Instagram

Je reviens te chercher

Peut-on, en quelques heures, rattraper les erreurs de toute une vie ?

Un matin, Ethan reçoit le faire-part de mariage de Céline, la femme qu’il aimait et qu’il a quittée pour se consacrer à sa fulgurante carrière. Une décision qu’il regrette amèrement aujourd’hui, car si Ethan est riche et célèbre, il est aussi terriblement seul.

Sur un coup de tête, il se rend au mariage et se met au défi de reconquérir la jeune femme. Il ne lui reste que quelques heures pour y parvenir. Quelques heures folles et pleines de mystère, au terme desquelles il sera abattu par un inconnu.

C’est alors que l’incroyable se produit : la journée recommence, comme si le destin lui permettait de revivre ces heures décisives.

Réussira-t-il, cette fois, à saisir la chance de sa vie ?

Interview de Guillaume Musso à propos de Je reviens te chercher , Avril 2008

Dans ce nouveau roman, le personnage principal meurt au bout de cent pages… et l’intrigue reprend au départ ! Outre le tour de force qu’est la construction de ce roman, qu’avez-vous voulu évoquer en faisant ainsi se répéter le temps ?

Comme la plupart de mes romans, celui-ci peut se lire à plusieurs niveaux. On peut choisir de se laisser emporter par l’histoire, mais on peut aussi y voir une réflexion sur le thème de la deuxième chance et de la rédemption.
Malgré leur côté très moderne, mes histoires prennent souvent leur source dans la mythologie. C’est le cas ici ou la répétition des journées renvoie au mythe de Sisyphe et au calvaire de Prométhée, condamné par les dieux à avoir le foie éternellement rongé par l’aigle du Caucase !
Enfin, dans ce livre, à travers deux personnages, s’affrontent deux conceptions de la condition humaine : une qui pense que le déroulement de notre existence est déjà écrit quelque part et une autre – influencée par le bouddhisme – qui accorde plus de place à la liberté de nos actions.

On a l’impression au fil de vos livres que la part irrationnelle, ou surnaturelle, occupe une place moins importante. Est-ce une volonté de vous rapprocher d’une littérature plus classique ?

Il y a parfois un malentendu à propos de mes romans. Le surnaturel, le mystère, le thriller, sont des prétextes pour aborder, sous des abords ludiques et légers, des thèmes qui nous concernent tous. Et après… traite du deuil et de la fragilité de l’existence ; Sauve-moi évoque la rencontre amoureuse, Seras-tu la ? parle de la vieillesse, des remords et des regrets. Parce que je t’aime aborde le thème de la résilience, Je reviens te chercher ouvre une réflexion sur la responsabilité de nos choix, les aléas du destin et l’opportunité d’en modifier la trajectoire.
Le surnaturel est donc un ressort dramatique qu’il m’arrive d’utiliser comme parabole pour évoquer ce qui me passionne vraiment : les sentiments, le sens que l’on donne à sa vie, le temps qui passe, les destins qui se croisent. Je tiens sans doute ce goût de mon admiration pour certains films américains des années 40 qui sous des abords divertissants abordent en fait des questions cruciales : It’s a Wonderful Life de Frank Capra, La Féline de Jacques Tourneur, The Ghost and Mrs. Muir de Joseph Mankiewicz. Plus récemment, Wim Wenders avec Les Ailes du désir et Alan Ball dans la série Six Feet Under ont également emprunté ce détour par le surnaturel pour parler du deuil et de la condition humaine.

lire toute l’interview

Sans parler des ouvertures de chapitres, ce roman est émaillé et nourri de nombreuses références, de Kundera à Eluard en passant par Carson McCullers. Quelle place tiennent ces références dans votre roman ? Dans quel but les utilisez-vous ?

Elles sont issues de mes lectures et viennent tout naturellement au cours de l’écriture. Elles servent généralement à caractériser un personnage ainsi qu’à faire partager mes goûts littéraires à mes lecteurs. Certains les assimilent d’ailleurs à de véritables prescriptions, comme cette lectrice qui m’a avoué avoir lu Loin de Chandigarh parce qu’elle en avait aimé la citation dans Seras-tu la ? Ou cette autre qui a découvert Belle du Seigneur parce que je le citais dans mes interviews.

Votre style est très fluide et très rythmé. On a l’impression que les phrases coulent et que les pages se tournent toutes seules. Est-ce une facilité d’écriture ?

Malheureusement pas ! C’est plutôt le résultat d’un travail sans fin de réécriture. Comme le dit avec humour Anna Gavalda : « ça demande beaucoup de travail pour faire croire qu’on ne s’est pas foulé ! » Mais je suis très attaché à cette fluidité qui est pour moi une sorte d’élégance discrète.

Dans ce roman, le personnage principal connaît une belle réussite professionnelle, une belle notoriété et pourtant se sent désespéré et creux. Y a-t-il beaucoup de vous en lui ou est-ce une façon d’illustrer la réussite moderne en général ?

On connaît la formule stendhalienne : « un roman, c’est un miroir qu’on promène le long d’un chemin ». Bien que je ne sois pas un « écrivain du moi », il est évident qu’il y a une part très personnelle dans la plupart de mes personnages.
C’est la condition pour faire surgir l’émotion : être en empathie avec eux, vivre au plus près avec eux, pendant toute l’année que durera l’écriture et… pendant encore de longues années après. Ces relations ténues et intimes qui m’unissent à mes personnages constituent vraiment le cœur de mon écriture, la clé pour en comprendre la sincérité en tout cas.

La première adaptation d’un de vos romans est sur le point de sortir au cinéma. D’autres sont en cours. Comment vivez-vous le passage de vos oeuvres à l’écran ?

Au vu des premières images, le film tiré de Et après s’annonce très prometteur ! C’est vraiment incroyable de voir John Malkovich et Romain Duris incarner des héros tout droit sortis de mon imagination.
J’attends avec impatience de voir sur quoi déboucheront les autres adaptations notamment celle de Parce que je t’aime dont les droits ont été acquis par Yves Marmion, le producteur de Un secret.
Alors bien sûr, dans une transposition, il existe toujours le risque de ne pas retrouver dans le film ce que l’on a aimé dans le roman. Mais dans tous les cas, ça reste une chance inouïe d’avoir un film tiré d’un de ses livres.
Que les producteurs désirent pour adapter vos ouvres est bien la preuve de la solidité de votre histoire et de la force de vos personnages.

L’année dernière, vous avez été l’un des deux auteurs français à vendre plus d’un million d’exemplaires de vos livres. Ils bénéficient d’un bouche à oreille flatteur, on se presse à vos dédicaces et vous êtes traduit en plus de vingt-cinq langues. Vous définissez-vous comme un auteur populaire ?

C’est une grande satisfaction parce qu’il y a toujours eu de ma part la volonté d’écrire pour tout le monde : les gens cultivés comme ceux qui n’ont pas fait d’études.
D’après le nombreux courrier que je reçois, je constate que j’ai fait revenir à la lecture des gens qui ne lisaient plus ou pas et c’est pour moi une grande fierté. Je sais aussi que mes livres sont étudiés au collège et au lycée par certains professeurs de français. Enfin, je suis toujours très touché de voir qu’ils apportent un certain réconfort à des personnes plongées dans des situations de souffrance.

Pour expliquer ce succès, on a beaucoup parlé de l’efficacité de vos intrigues et de l’humanité de vos personnages…

Chaque fois que j’écris un roman, j’y mets toute ma sincérité. Je suis persuadé que les gens s’en rendent compte et que c’est ce qui les touche dans mes livres. Ils savent que ce ne sont pas des livres « fabriqués ».

Ce succès désormais quasi annoncé est-il pour vous un moteur ou une pression ?

Savoir gérer le succès, c’est un problème de riches, non ! Disons que j’ai cette chance immense d’entretenir une relation particulière avec mes lecteurs. J’envisage ce lien comme une sorte d’ « histoire d’amour épistolaire », une relation basée en tout cas sur la confiance et l’échange.
Alors, c’est vrai que le succès engendre l’angoisse et la fébrilité : certains lecteurs attendent mes livres avec impatience et je serais frustré de les décevoir. Je me fais donc un devoir d’essayer de faire aussi bien, voire mieux à chaque livre.

la presse en parle
  • « Guillaume Musso signe un véritable polar existentiel, construit comme une mécanique de précision.»

    Le Figaro
  • « Une construction originale et maîtrisée, un style reconnaissable entre mille, des personnages forts, tout y est. »

    Métro
  • « Guillaume Musso signe un récit au cordeau, truffé de rebondissements… »

    Télé 7 jours
Toute la presse en parle
  • « Ce garçon nous surprendra toujours parce qu’il a un don : celui de jouer avec la course du temps, de démonter le destin comme un réveil. Et surtout d’organiser le suspense. »

    Le Parisien
  • « De l’amour, du suspense, du surnaturel… Un mélange subtil de Coup de foudre à Notting Hill, de Rencontre avec Joe Black et d’Un Jour sans fin. »

    La Voix du Nord
  • « L’auteur nous emmène avec son style fluide et empli d’émotions aux confins de l’âme humaine. »

    Nice Matin
  • « Un style d’écriture original et personnel qui tient le lecteur en haleine. »

    France Soir
Je reviens te chercher à travers le monde

Vendu dans 17 langues:

  • Allemagne : Aufbau
  • Corée : Balgunsesang
  • Estonie : Eesti Raamat
  • Grèce : Esoptron
  • Hongrie : Ulpius
  • Italie : RCS libri
  • Macédoine : Toper
  • Maroc : Centre Culturel Arabe
  • Monténégro: Nova Knjiga
  • Pologne : Albatros
  • Portugal : Bertrand
  • Russie : Eksmo
  • Serbie : Vulkan
  • Slovénie : Ucila International
  • Taïwan : Crown
  • Turquie : Dogan
  • Vietnam : Nha Nam